FASCICULE 122 – LIVRE DE LA COSMOGONIE D’URANTIA – Traduction Jacques Weiss
Pour la totalité du livre de la cosmogonie d’Urantia voir ici : http://urantia.cosmogonie.fr/
IL n’est guère possible d’expliquer à fond les nombreuses raisons qui ont conduit à choisir la Palestine comme pays d’effusion pour Micaël, et spécialement pourquoi la famille de Joseph et de Marie devait être désignée comme cadre immédiat de l’apparition de ce Fils de Dieu sur Urantia.
Après étude du rapport spécial préparé par les Melchizédeks, en conseil avec Gabriel, sur le statut des mondes sélectionnés, Micaël choisit finalement Urantia comme planète pour son effusion finale. Comme suite a cette décision, Gabriel visita personnellement Urantia. Après avoir observé des groupes humains et examiné les traits caractéristiques spirituels, intellectuels, raciaux, et géographiques de ce monde et de ses peuples, il conclut que les Hébreux possédaient les avantages relatifs qui justifiaient leur sélection comme race d’effusion.
Micaël ayant approuvé cette décision, Gabriel nomma et dépêcha sur Urantia la Commission Familiale des Douze — choisie parmi les personnalités des ordres les plus élevés de l’univers local — à laquelle il confia la tâche de faire une enquête sur la vie familiale juive. Quand le travail de la commission prit fin, Gabriel était présent sur Urantia et reçut le rapport désignant trois ménages en perspective comme étant, d’après l’opinion de la commission, également favorables en tant que famille d’effusion pour l’incarnation de Micaël.
Parmi les trois couples désignés, Gabriel choisit personnellement Joseph et Marie; ensuite il apparut en personne à Marie et lui apporta en même temps l’heureuse nouvelle qu’elle avait été choisie pour devenir la mère terrestre de l’enfant de la grâce.
Joseph, le père humain de Jésus (Joshua ben Joseph), était un Hébreu d’entre les Hébreux; il avait néanmoins beaucoup de traits raciaux non juifs qui s’étaient greffés en diverses occasions sur son arbre généalogique par la lignée féminine de ses ancêtres. Les ancêtres paternels de Joseph remontaient au temps d’Abraham et, par ce vénérable patriarche, aux anciennes hérédités sumériennes et nodites. Par les tribus méridionales des anciens hommes bleus, il descendait d’Andon et de Fonta. David et Salomon n’étaient pas des ancêtres en ligne directe de Joseph, dont le lignage ne remontait pas non plus directement à Adam.
Les proches ascendants de Joseph étaient des ouvriers — entrepreneurs, charpentiers, maçons, et forgerons. Joseph était lui-même charpentier et devint plus tard entrepreneur. Si famille appartenait à une longue et illustre lignée de notables du peuple, rehaussée de temps à autre par l’apparition d’individus exceptionnels qui s’étaient fait remarquer dans l’évolution de la religion sur Urantia.
Marie, la mère terrestre de Jésus, descendait en ligne directe d’une longue lignée d’aïeux comprenant beaucoup de femmes parmi les plus remarquables de l’histoire raciale d’Urantia. Bien qu’appartenant à la bonne moyenne de son temps, Marie comptait parmi ses ancêtres des femmes illustres comme Annon, Tamar, Ruth, Bethsabée, Ansie, Cloa, Ève, Enta, et Ratta. Nulle femme juive de l’époque n’avait un lignage plus illustre, remontant aussi loin à des origines aussi prometteuses. Les ancêtres de Marie, comme ceux de Joseph, étaient caractérisés par la prédominance d’individus vigoureux, mais ordinaires, relayés çà et là par quelques personnalités hors ligne dans la marche de la civilisation et le progrès de l’évolution religieuse. Du point de vue racial, il est difficile de considérer Marie comme une Juive au sens propre du mot.
Par sa culture et ses croyances, elle était juive, mais par ses dons héréditaires elle était plus un composé de souches syriennes, hittites, phéniciennes, grecques, et égyptiennes; son hérédité raciale avait des bases plus larges que celle de Joseph.
De tous les couples vivant en Palestine au moment où Micaël prépara son effusion, Joseph et Marie formaient la combinaison idéale de vastes parentés raciales et de dons supérieurs à la moyenne. Le plan de Micaël était d’apparaître sur terre comme un homme ordinaire, afin que le commun des mortels puisse le comprendre et l’accueillir. C’est pourquoi Gabriel fit choix de Joseph et de Marie pour devenir les parents élus.
2. — GABRIEL APPARAÎT À ÉLISABETH
L’oeuvre
de Jésus sur Urantia fut réellement commencée par Jean le Baptiste. Le
père de Jean, Zacharie, appartenait la prêtrise juive, tandis que sa
mère, Elisabeth, était membre de la branche la plus prospère du grand
groupe familial auquel appartenait Marie, mère de Jésus. Zacharie et
Elisabeth n’avaient pas d’enfants, bien qu’ils fussent mariés depuis de
nombreuses années.
Ce fut dans les derniers jours du mois de juin de l’an 8 avant l’ère chrétienne, environ trois mois après le mariage de Joseph et de Marie, que Gabriel apparut à Elisabeth, un jour a midi, exactement comme plus tard il fit connaître sa présence à Marie, Gabriel dit:
« Tandis qu’à Jérusalem ton mari Zacharie officie devant l’autel, tandis que le peuple assemblé prie pour la venue d’un sauveur, moi, Gabriel, je viens t’annoncer que bientôt tu enfanteras un fils qui sera le précurseur du divin Maître; tu appelleras ton fils Jean. Il grandira consacré au Seigneur ton Dieu, et quand il sera dans la force de l’âge, il réjouira ton coeur parce qu’il ramènera des âmes à Dieu; il annoncera la venue du guérisseur de l’âme de ton peuple et du libérateur spirituel de toute l’humanité. Ta parente Marie sera la mère de cet enfant de la promesse, et je lui apparaîtrai à elle aussi ».
Cette vision effraya beaucoup Elisabeth. Après le départ de Gabriel, elle réfléchit longuement en méditant les dires du majestueux visiteur, mais elle ne parla de cette révélation à nul autre qu’à son époux avant la visite que lui fit Marie l’année suivante au début de février.
Pendant cinq mois, Elisabeth garda son secret même vis-à-vis de son mari. Quand elle lui révéla la visitation de Gabriel, Zacharie accueillit son récit avec scepticisme. Pendant des semaines il douta de toute l’histoire; il ne consentit, sans enthousiasme, à croire à la visite de Gabriel qu’au moment où il cessa de pouvoir contester que sa femme était enceinte. Zacharie était fort perplexe au sujet de la prochaine maternité d’Elisabeth mais, nonobstant son propre âge avancé, il ne mit pas en doute la fidélité de sa femme. Six semaines avant la naissance de Jean, Zacharie eut un rêve impressionnant; c’est alors seulement qu’il acquit la conviction qu’Elisabeth allait devenir la mère d’un fils de la destinée, d’un homme chargé de préparer le chemin pour la venue du Messie.
Ce fut vers la mi-novembre, huit ans avant le début de l’ère chrétienne, que Gabriel apparut à Marie tandis qu’elle travaillait dans sa maison de Nazareth. Plus tard quand Marie ne douta plus qu’elle allait devenir mère, elle persuada Joseph de la laisser aller à la Ville de Juda, dans les collines à sept kilomètres à l’ouest de Jérusalem, pour rendre visite à Elisabeth. Gabriel avait informé chacune des deux futures mères de son apparition à l’autre. Elles étaient donc naturellement impatientes de se voir, de comparer leurs expériences, et de s’entretenir de l’avenir probable de leurs fils. Marie resta trois semaines chez sa cousine lointaine. Elisabeth contribua beaucoup à consolider la confiance de Marie dans la vision de Gabriel, de sorte que Marie retourna chez elle pleinement obéissante à l’appel d’enfanter le fils de la destinée qu’elle devait si prochainement présenter au monde comme un bébé sans défense, un enfant normal et moyen du royaume.
Jean naquit dans la Ville de Juda le 25 mars de l’an 7 avant l’ère chrétienne. Zacharie et Elisabeth se réjouissaient grandement de ce qu’un fils leur soit venu comme Gabriel l’avait promis. Le huitième jour, quand ils présentèrent l’enfant à la circoncision, ils le prénommèrent Jean, comme cela leur avait été recommandé auparavant. Déjà un neveu de Zacharie était parti pour Nazareth porteur du message d’Elisabeth à Marie annonçant que son fils était né et qu’il avait reçu le prénom de Jean.
Depuis la plus tendre enfance de Jean, ses parents lui inculquèrent judicieusement l’idée qu’en grandissant il allait devenir un chef spirituel et un maître de la religion, et le coeur de Jean était toujours un terrain favorable pour les suggestions qui y étaient ainsi semées. Dans son enfance, on le trouvait fréquemment au temple pendant les périodes de service de son père, et il était extrêmement impressionné par la signification de tout ce qu’il voyait et entendait.